Numéro deux mondial de
l’ultra-frais, Yoplait emploie 1250 personnes sur toute la France pour un chiffre d’affaires de 920 millions d’euros. À la tête de trois unités de production, l’entreprise à la petite fleur fait
partie des professionnels qui ont activement collaboré à la création de la nouvelle licence pro produits laitiers. Julie Dumont, son actuelle responsable formation, revient sur ce
partenariat.
Pourquoi cette nouvelle formation Produits Laitiers ?
JD : Aujourd’hui, c’est devenu difficile d’avoir quelqu’un qui a dans sa formation initiale une connaissance suffisamment approfondie des produits laitiers. Cette partie process, métiers du lait, était trop absente. La licence pro produits laitiers donne une tonalité laitière plus importante. Le lait a ses spécificités… C’est essentiel de bien connaître la matière que l’on va travailler !
Et pourquoi l’alternance ?
JD : Pour nous, c’est une source de réussite. Dans le cas présent, l’alternance répond aux besoins des entreprises mais aussi des élèves car elle dispense une formation de qualité. Elle permet de faire des retours entre l’école et l’entreprise et d’ajuster au fil des mois la formation en fonction de la personne. On peut ainsi mettre l’accent sur des aspects précis avec l’aide du maître de stage.
Comment choisissez-vous le maître de stage ?
JD : Il peut y en avoir plusieurs. Par exemple, chez Yoplait, on a souvent un tuteur administratif qui peut être un responsable de service ou un adjoint. Puis d’autres interlocuteurs prennent le relais en fonction des missions et des mini projets que l’on confie au stagiaire.
Quels débouchés pour une formation en alternance chez Yoplait ?
JD : En général, cela débouche sur des prolongations de stage et parfois même des embauches en tant que technicien. Dans le cadre d’une licence, les diplômes peuvent évoluer vers des postes d'agent de maîtrise. Les formations Bac + 3 sont un atout indéniable sur le marché du travail, en France comme dans toute l’Europe.
En tant que partenaire, Yoplait était au côté d’autres entreprises concurrentes. Pas trop délicat ?
JD : Nous étions plutôt des partenaires, tous impliqués pour une même raison : avoir des programmes davantage professionnalisant et au plus près de nos besoins.
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